
Nous sommes nombreux à nous inquiéter de l’absence des Polices sur notre quartier. Sans sombrer dans la psychose, il faut bien reconnaître que nombreux sont les incidents touchant de près ou de loin à la sécurité. Le rôle du Citoyen, et nous espérons que ce mot à encore un sens, est de participer à la vie de son quartier d’une manière intelligente et active !
Dans d’autres villes de France, des expériences sont menées pour réduire l’impression et les risques liés à l’insécurité. Celle des « voisins vigilants » répond parfaitement à notre vision du sujet. Pas de milice de quartier puisque rien ne se fait sans l’intervention de la Police, pas de délation puisque ne sont concernés que les comportements bizarres de gens qui n’habitent pas le quartier, pas de dénonciation puisque ne sont concernées que les nuisances perpétrées sur la voie publique ou dans l’espace visible du voisinage.
Le gouvernement a dans ses cartons la notion de « Citoyens Volontaires » qui seraient des bénévoles de la Police Nationale pour mener des actions d’appui simples pour libérer ainsi les policiers professionnels afin qu’ils se consacrent à leur mission basique : Protéger les citoyens ! Ce projet a du mal à voir le jour bien que des affichettes apposées dans chaque commissariat en fasse la promotion. On nous a dit que des jurys de sélection allaient être mis en place dans les Préfectures pour « recruter ces auxiliaires d’autant plus intéressants qu’ils ne coûteraient rien.
On peut aussi imaginer des « référents » de quartier qui animeraient les contacts entre voisins pour alimenter la Police Municipale en informations ciblées.
Il faut savoir que la Ville de Toulouse dispose de 1.700 policiers nationaux et de 170 policiers municipaux ce qui est notablement insuffisant pour répondre aux attentes et aux besoins de nos concitoyens. Même l’Office de la Tranquillité, qui est une excellente initiative de notre Maire, n’aura pas les résultats attendus faute de moyens d’anticipation et de sensibilisation des gens !
Pour animer cette chaîne de vigilance, il faut que les uns et les autres aient réellement envie que les choses bougent et, à ce niveau, on peut se poser des questions.
Notre Association les pose et, pour l’instant, il n’y a pas de la part de nos responsables beaucoup de retour. Chacun trouvant plus astucieux de renvoyer le problème à d’autres sous couvert d’un manque de moyens ou de champs d’application encore trop flous.
Mais quand on manque de moyens, on se les donne en faisant appel à des bénévoles qui sont toujours une force d’appoint non négligeable.
Il nous semble entendre dans le lointain les cris de ceux qui craignent des dérives et des atteintes à la vie privée jusqu’au jour où ils ont un problème et c’est souvent trop tard !
Vos réactions nous intéressent et les attendons avec impatience !