Quartiers Bonhoure & Guilhemery


A la découverte des ZO’E

CONFERENCE DU 15 OCTOBRE 2009 MAIRIE DE BALMA

A LA DECOUVERTE DES ZO’E

Grâce à Serge GUIRAUD, un habitant de notre quartier depuis de nombreuses années, nous avons pu découvrir la vie des ZO’E une tribu isolée découverte en 1992, au mode de vie inchangée depuis des milliers d’années.

Serge GUIRAUD partage 6 mois sur 12 la vie des Indiens d’Amazonie depuis 25 ans ; il est le fondateur de Jabiru Prod, association spécialisée dans l’étude du bassin amazonien et des populations tribales.

1ere partie : le film de 25 minutes sur les ZO’E

Nous apprenons que l’existence de cette tribu est tenue secrète dans les années 70/80. Puis en 1987 des missionnaires évangélistes américains avertis de leur existence entreprennent de les évangéliser, de les habiller, de leur imposer d’autres nourritures et de leur faire oublier leurs traditions. En 1989 ces missionnaires reçoivent un ordre d’expulsion, mais ils ne consentiront à partir qu’en 1991.

Nous découvrons une tribu d’indiens heureux de vivre, très pacifiques, vivant de chasse, de pêche. Les femmes cultivent le manioc, les patates douces, le poivre, le maïs, la papaye, les piments et cueillent des bananes. Une partie de leur temps est consacrée à filer et à tisser le coton.

Leur particularité physique réside par le port à travers le menton d’un morceau de bois tendre et clair que chacun sculpte toutes les 2 à 3 semaines et qu’on nomme le m’berpot (les garçons le mettent en place à partir de 9 ans et les filles à 7 ans)

La polygamie et surtout la polyandrie sont vécues simultanément : un homme a souvent plusieurs femmes qui elles-mêmes ont plusieurs maris.

Grâce aux dons, un petit hôpital-infirmerie a pu être construit en pleine jungle et offre la plupart des services médicaux et chirurgicaux dont ils ont besoins.

2ème partie : Questions – Réponses

De nombreuses questions ont été posées à Serge GUIRAUD ce qui nous a permis de découvrir encore plus de choses intéressantes sur ces indiens :

leurs rites – leur conception de la mort – que peut-on leur apporter sans que cela change leur mode de vie, etc….

Un grand merci à Serge GUIRAUD, sans oublier sa compagne Marie-Noëlle PIMENTA qui est aussi présente dans son action et l’aide notamment dans les traductions portugais / français. Un vrai régal, nous attendons la prochaine conférence………………………………

QUI AURA LIEU :

  le 29 octobre au Musée d’Histoire Naturelle de TOULOUSE
  ou le 30 octobre à AUZEVILLE

(voir en pièce jointe pour plus de renseignements)

La secrétaire, Claire TOULEMONDE

ATTENTION

A mettre à votre agenda, un film magnifique et une rencontre rare soit à Toulouse le 29 octobre soit le 30 octobre à Auzeville :

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Film des Yawalapiti

Article de La Dépêche du Midi du 30/10/09

Un chef indien présente son film pour éveiller les consciences Art Pirakuma, chef des Yawalapiti, une tribu du Brésil, présentait son film hier à Toulouse.

Le Museum de Toulouse accueillait hier le chef Amerindien de la tribu Yawalapiti, Pirakuma, venu présenter son film « Itasatxi, le dernier adieu ».

Chronique de l’année de deuil suivie par la tribu après la mort de l’un des leurs, ce film a la particularité d’avoir entièrement été réalisé par les indiens eux-mêmes dans leur langue maternelle, l’Aruak. « L’idée c’est de créer un support pédagogique pour que la langue puisse être enseignée aux enfants tout en faisant découvrir la richesse de cette culture » explique Serge Giraud, président de Jabiru Prod, association toulousaine qui a financé le projet. A l’heure actuelle, seules 19 personnes comprennent l’Aruak et ils sont tout juste 8 à le maîtriser parfaitement, d’où l’urgence de se créer un support matériel pour éviter qu’elle ne tombe dans les oubliettes de l’histoire.

Le chef Amérindien Yawalapiti souhaite par ailleurs, à travers ce film, alerter l’opinion publique sur les menaces qui pèsent sur l’écosystème. « Notre tribu est une ethnie du Parc Indigène du Xingu située au cœur du Brésil, elle est en première ligne pour subir les ravages de l’exploitation sauvage de l’Amazonie : déforestation, constructions de barrages, pollution des rivières…. » s’alarme Pirakuma. A l’heure où le défi écologique est plus que jamais au cœur de l’actualité, les tribus indiennes subissent déjà les premiers effets du réchauffement climatique. Ainsi les pluies ont fortement diminué, entraînant une baisse alarmante du niveau des rivières. « Le président Lula est en dehors de toute réalité ! Il n’agit pas assez pour faire pression sur les industriels afin qu’ils respectent l’environnement » poursuit Pirakuma.

Déjà, en début d’année de nombreux petits indiens sont tombés malades à cause de la pollution des rivières. A terme, les conséquences pour la survie de ces tribus pourraient donc être catastrophiques. « Je compte sur vous, Français, pour faire pression sur votre gouvernement pour qu’il fasse bouger les choses » conclut le chef indien.

Pirakuma achève ce soir son étape toulousaine, et présente une dernière fois son film à Auzeville à 20 h 30 à la salle de la Durante.

Sophie Sarrans